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Humeurs positives estivales

 

05 octobre comme un été indien.

 

 

Il fait si lourd si moite si lourd tous ces jours-ci.....

Imperceptiblement un peu de pluie arrive, aussi soudaine que violente.

Son odeur entête et enivre à la fois : qui saurait décrire, reproduire ou réinventer cette fragrance si particulière ? Lorsque la terre ou le bitume sont chauds, elle imprègne l’air d’une typique humidité. Ce sont les effluves d'une chappe parfumée : enveloppes d’hydrométrie aromatique ou essence originelle enfin libérée...

Quelques (trop) chauds rayons reviennent plus vite qu’ils n’étaient partis et j’espère qu’on ira un dernier week-end s’échapper d'océan... (Pour d'avance se laver la tête des futurs dimanche un peu pourris !) 

 

 

 

                                                         

 

 

 

 

Avec, en toute modestie, une pensée pour les "Sensations" de Rimbaud, j'ai filé sur mes sentiers préférés et au passage remercié la nature !

J’hésitais et pris un chemin moins forestier qu’à l’accoutumée mais contre toute attente il se mit à faire beau... un court instant !

Peu après que j’aie enfourché mon vélo, le ciel s’assombrit et quelques gouttes naquirent d’une brume inattendue : le temps se gâtait comme pour me signifier la fin de la saison.

Pas de regrets...

Dernières photos...

Quelques vélos...

 

Tout le monde est emmitouflé alors que ma peau se gorge des ultimes fraîcheurs vivifiantes.

Je fais aussi deux ou trois films sur la dune et tente de kidnapper au port le vol ou le cri d’un goéland... En vain car ils sont plus libres que moi qui me contenterais des vidéos que voudra bien rembobiner mon esprit.

Pour affronter l’hiver, je décide alors de réitérer "La magie des petits bateaux de papier" en déposant sur un bâteau-origami quelques phrases décrivant peines ou soucis. Je me souviens des premiers mots : "Je pose ici mes..." Ils sont destinés à être emportés, noyés et métamorphosés par l’océan. Je ne dois pas garder cet écrit mais m’autorise à le filmer en me laissant bercer par le chant des vagues .

Cette mise en scène m’amuse et m’impressionne à la fois, je veux y croire pour que les eaux du monde lavent mon coeur et la terre entière !

Difficilement, ma dérisoire embarcation s’éloigne.

L’apaisement qu’elle procurera me remémore ceci :

Dans la matinée  on s’était un peu chamaillé mais passé l'orage, j'ai dit : "...Il y a un beau soleil...J'ai de la musique...et un peu vin... Ça me suffit pour être heureuse !"

Un ange passa. Paisible, profond et serein.

Exprimer spontanément ceci me fit toucher du doigt l’essence même d’une certaine vérité. Quête où je me construis de plus en plus, m’exprime peu à peu et revendique, comme dans une autre dimension, l’amour universel.

En voyant voguer le bateau spirituel de mon voeu, je décide que mon prochain défi sera de moins consommer...

... A mon retour quelqu’un m’attend pour l’aurore boréale de nos libidos...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

         

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