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Bilans

 

..............Il est temps de parler du "rêve innaccessible du fumeur" :

Au moment de la reprise, et forts de tte cette période "sans", on est persuadés que l’on pourra fumer peu ! Tu sais, juste les quelques clopes les meilleures... J’ai l’impression que c’est le plus sournois piège de la Diablesse car à ce moment là elle s’immisce à nouveau dans nos vies, en "douceur", nous laissant croire que nous sommes maîtres de nos actes et pulsions et, rappelle-toi, c’est ainsi qu’elles nous avait déjà piégés "la première fois"...

On croit que l’on pourra "en fumer une de temps en temps", "juste la meilleure" puis "celle après le café"...

Quelques jours passent et on les compte en se disant "je n’en dépasse pas 3 !" "Puis 4"... Puis à la fin de la semaine on ne compte plus rien car les doigts de la main n’y suffisent plus : le piège s’est refermé.

Il me semble que comme dans la vie, on a besoin de cette expérience, même si elle est dans l’échec, pour affronter ensuite le réel et définitif arrêt.

Cependant, si celui qui a faibli se sent malgré tout encore fort et capable de réguler cette fumerie, c’est à mes yeux le signe qu'il aspire reellement a se liberer.

Quoi qu'il en soit, clopes ou pas, certains problèmes demeurent insolubles et certaines joies indélébiles.

Il faut alors définitivement comprendre et admettre que la cigarette ne résoud rien , ni ne rend plus triste, plus fort ou plus heureux.

 

 

 

 

25 octobre 2004
Mon deuxième mois se termine dans la joie d'un bilan positif !

Débuts très faciles
Aucun accroc
Puis 2 semaines "à cran"
Patchs 10 jours environ + homéo + divers "combines"
Nicorette à sucer 7 semaines
D'étranges rêves
Un sommeil tourmenté
Des fatigues injustifiées
De la lassitude
Quelque envie de rien
Encore à ce jour maints tisanes et bâtons d'encens
1 seul très gros coup de "blousangoisse"
Des centaines de mots parmi quelques maux
D'impromptues pulsions colériques
Ou humeur massacrante
Heureusement avantageusement compensées par de belles plages de sérénité (c’est vrai, juré!)
Des soucis de digestion et 5kg en plus
Quelques "situations à risque" largement surmontées
Et tout un tas d'automatismes oubliés ou remplacés par Mille nouvelles manies
Un orgueil et une fierté méconnus
La découverte de ressorts et ressources intérieurs inestimés
Ce nouveau plaisir de combattre (tels les chevaliers dans une joute)
La re-découverte des petites joies et bonheurs quotidiens oubliés
L'odorat retrouvé (mais bonjour le nauséabond !)
Et je découvre aussi combien les fumeurs puent
L'aube d'une renaissance dans l'apprentissage de ce nouveau "moi"
La prise de conscience de ma liberté bafouée
L'inutilité de ce rideau de fumée dans son traitre leurre malsain
.../...

Bref                                                                                                                               



UN NOUVEAU SOUFFLE AU SENS PROPRE COMME AU SENS FIGURE !!!

JE REDEVIENS ADULTE. J'APPRENDS A DEFUMER                                          .

 

 

100 JOURS, MON BILAN.


... je vais bien merci et écrire m’apporte toujours autant de joie. J’ai vaincu je crois tous mes démons (à part le surpoids) et me dirige sereinement vers le 4è mois ; je conserve quelques grammes de vigilance au fond de mes poches “au cas où” mais me sens armée contre toute attaque et, coeur vaillant, je m’aime à nouveau et aime la vie !


100 jours !

C’est une immense satisfaction, une indescriptible fierté et un sentiment de réussite qui nourrissent et ressourcent mieux que n’importe quel leurre artificiel, en l’occurrence notre vilaine Dame Garette !

Allez, courage, ma liste est longue :

- Surtout, surtout, les quelques fugaces et éphémères réminiscences d’envie sont dorénavant très gérables : elles arrivent subrepticement mais s’oublient et meurent avant même d’exister.

- Les colères nocturnes sont évaporées et celles, diurnes, à peu près assumées. J’accepte ma nouvelle personnalité même si elle est plus entière me semble t-il puisque je ne me cache plus derrière le “rideau de fumée”.

- Les mauvaises odeurs (principalement organiques) ne m’incommodent pratiquement plus. Il persiste seulement ce dégoût du tabac froid. Dieu que les fumeurs puent !

- Le poids s’est bien stabilisé.

- Je croque, mastique, grignote et bois de moins en moins. Aussi, essences naturelles (!) et encens ont pratiquement disparu de mes habitudes.

J’apprécie énormément les joies simples et petits plaisirs : un bon disque, du shopping, voir ceux que j'aime, un truc qui sent bon, l’air frais qui fouette mon visage, étancher la soif, assouvir la faim ...etc


°°°°°°°° BON°°°°°°°° BAH °°°°°°°° VOILA °°°°°°°°


°° les °°° quelques °°° désagréments °°° sont °°° largement °°°compensés °°°par °°°ce °°°méritant °°°sentiment °°°de °°°fierté °°°


°°°°°°°°°°°IL EN DECOULE UN BIEN ETRE INSOUPCONNE °°°°°°°°°


°°°°°°° DOUX PHEROMONE APAISANT POUR UNE DEFUMEE. °°°°°°





 

 

BILAN UN AN

(j'y suis j'y reste !)

Arrêt le :                                                                   26/08/2004

Le 23/09/2005 :                                                   393 jours "sans"

Economie :                                                                       2358€                                       

Et ...                                            ...  11790 cig. non fumées !

Santé :                                                           90 jours en prime !

Pour la 1ère fois je n'ai pas guetté fébrilement cet anniversaire. j'ai cessé de fumer le 26 aout 2004 et suis sure que je ne faiblirais plus jamais !

j'avais vécu plusieurs tentatives infructueuses (1 heure ! 1 jour ! un mois !...) mais depuis que l'idée avait germé dans mon esprit et malgré ces échecs, j'étais de plus en plus persuadée que cela était possible...

moralité : il faut apprendre à défumer, adopter de nouveaux automatismes, inventer d'autres pauses-plaisirs, s'accepter sans leurre et sans le rideau de fumée !...

toute sortes de "substituts" et "autres" m'ont beaucoup aidée :

- patchs pendant 2 mois environ,

- pastilles à sucer pendant plusieurs semaines,

- essence de menthe forte en inhalation,

- homéopathie

et surtout

- la compréhension des mécanismes de la fume grace au livre "la fume, smoking" du professeur molimard,

- une grande entr'aide sur le web, principalement sur le forum "Atoute", merci Doc Dupagne.

Certes, une année s'est écoulée "sans" mais finalement elle est vite passée et avec le recul les difficultés semblent s'effacer pour faire place à une relative impression de facilité.

La défume à présent ne laisse plus ce désagréable vide en soi : "Bien au contraire !" suis-je tentée de dire, lorsque la magique et fière liberté nourrit mon égo... C'est comme si l'étincelle de mes vieux mégots brillait dorénavant uniquement pour mon coeur.

Alors merci..........................Avant toute chose "Merci".

Merci à mes proches qui ont supporté (et supportent encore) mes humeurs et mes contradictions.

Merci Atoute, Docteur Dupagne,

Merci aux tabacologues, pharmaciens et autres membres du corps médical dont les judicieux conseils, le soutien et la confiance ont entretenu ma détermination en me tirant vers le haut.

Spécial dédicace au Professeur Molimard : son livre "La fume, Smoking." m'a véritablement aidée en me faisant comprendre les mécanismes de notre addiction ; grâce à lui aussi, le "déclic" arriva plus vite je crois.

Et,

Hommage à ma plus précieuse alliée :

Merci ma plume qui me permit (jour après jour, envie après envie) d'exorciser les maux, les peurs et les doutes défumés.

Depuis le 26 août 2004 je n'ai jamais ô grand jamais inhalé ce poison, bref fumé !

Je crois que le "secret" de la réussite est là : rayer la goudronneuse de la carte, ne pas y retoucher une seule fois, continuer, évoluer et vivre "sans".

A présent je vais bien après avoir découvert il y a quelques mois une incommensurable sensation de liberté.

Elle grandit au rythme du décrassage de mes artères et décuple quand mon souffle se fluidifie en me remerciant !

C'est pourquoi l'optimisme m'habite... alors je n'ai pas envie de compulser mes précédents bilans pour rabacher ici les mille difficultés rencontrées et les pulsions de fumer, récurrentes, vicieuses, tenaces...

Sachez simplement qu'heureusement elles s'effacent peu à peu pour devenir, au bout de tous ces mois difficiles, le fantôme de l'envie, le courant d'air du leurre enfumé !

(Il est presque impossible de dire au bout de combien de temps, 3 mois peut-être ? Je crois que c'est différent pour chacun d'entre nous.)

Alors surgit parfois juste une petite nostalgie ou un spleen passager mais ils sont vite encerclés dans les nouveaux repères de ma nouvelle vie... En un an j'ai vécu presque toutes les situations "à risque" et sait même reconnaître celles qui pourraient réveiller le vieil automate reptilien de l'accoutumance ! (Jamais on ne devient non-fumeur...)

Je souhaite préciser ceci pour confirmer que même après le premier anniversaire il faut malgré tout garder à l'esprit une forme de vigilance.

Et pour conclure, je confirme aussi que tout va bien sans fumer. La béquille est vaine et fragile : elle ne donnait (ou n'ôtait ?) que quelques minutes en parenthèse à tel ou tel instant, heureux ou malheureux, laid ou beau, actif ou fatigué, joyeux ou triste, etc...

Donc tout ça perdure et me nourrit mais sans être ponctué d'inutiles blanches volutes ; la seule différence étant "sans s'intoxiquer" et sans ce stupide esclavage.

Oui le mot est volontairement fort car c'est vraiment ce que je ressens en voyant à présent la dépendance des fumeurs. (mon unique regret étant d'avoir découvert aussi l'intolérance...)

Dans ces instants là, comme face à un miroir, je perçois d'autant mieux ma propre liberté et me vois briser les chaînes du joug qui m'entravait.

Cela fait plus d’un an que j'ai fui cette géôle pour mieux :

Déguster,

Apprécier,

Sentir,

Célébrer

  ..............et regarder..............La vie...............

 

(Mon fils, jeune adulte, à ce jour ne fume toujours pas.)

 

 

 

 6 ans ... NON MAIS C'EST DINGUE !!!

 

 

La première chose qui me vient à l'esprit et qui ne m'a jamais quittée depuis les tous premiers jours de défume est cette délicieuse et incommensurable notion de liberté retrouvée.

 Je ne regrette absolument rien même s'il me manque parfois une petite pause cigarette et tous les petits plaisirs qui l'accompagnaient !

Dans les réunions familiales et autres fêtes,  il y a de moins en moins de fumeurs et je me félicite qu'ils aillent en griller une dehors : je les rejoins parfois sans regret ni envie particulière mais simplement pour la convivialité et comme si j'avais l'impression d'appartenir à un groupe.

On ne redevient jamais non-fumeur.

 Quelques rarissimes envies surgissent quand je m'y attend le moins mais je les gère parfaitement.

J'ai gardé l'habitude de me chouchouter un peu et suis devenue experte dans l'art de la Compensation ! C'est peut-être le secret de cette défume réussie lorsqu'une grande inspiration, un petit carré de chocolat noir ou telle réflexion à propos d'un projet suffisent à nourrir mes poumons, mon palais ou mon esprit enfin désintoxiqués.

... Mais je parle de ces choses comme si je venais juste de défumer !

Non !

J'ai réfléchi pour vous en l'honneur de ce bilan ... et n'ai rencontré ce type de situation que 1 ou 2 fois par an...

Allez-y, cela en vaut la peine ; et où je dis "peine" certaines personnes de mon très proche entourage rétorquent "facilité" car elles ont cessé de fumer avec une déconcertante aisance.

Je crois que c'est la dernière fois que je parle ici de tout cela car, une chose est sûre : jamais plus je ne tomberais dans ce piège nauséabond, coûteux, malsain et dangereux :

la cigarette, Adieu ! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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